Réforme des études de santé 2027 : ce qui change pour les étudiants à Besançon

Si vous êtes parent ou lycéen en Franche-Comté, vous avez sûrement la tête qui tourne en essayant de comprendre le parcours vers les études de médecine. PACES, PASS, LAS... c'est un vrai casse-tête ! Eh bien, préparez-vous : tout va encore changer. Le gouvernement a acté la fin du système PASS (Parcours d'accès spécifique santé) et LAS (Licence accès santé), jugé beaucoup trop complexe. À la place ? Une "voie unique" d'accès, plus simple, est prévue pour la rentrée 2027 au plus tard. Pour les futurs étudiants de Besançon, c'est un vrai bouleversement : la fin du labyrinthe des options à l'Université de Franche-Comté (UFC), mais aussi l'arrivée d'une nouvelle règle, la "territorialisation", qui pourrait bien changer la donne pour votre avenir.

Pourquoi la France abandonne-t-elle déjà la réforme PASS/LAS ?

On se le demande tous, non ? La réforme de 2020, qui a remplacé la PACES, devait tout régler. Résultat? Un échec. C'est la Cour des comptes elle-même qui le dit dans un rapport cinglant de décembre 2024 : le système est devenu "illisible", "complexe" et "hétérogène". La future réforme des études de santé 2027 est censée corriger ces problèmes. En clair, chaque université a fait sa propre sauce, créant un sentiment d'injustice et une angoisse palpable chez les familles.

À Besançon, c'était flagrant. Pour la rentrée 2022-2023, par exemple, l'UFC proposait plus de 15 parcours différents entre le PASS (avec 8 mineures possibles comme Droit, Psycho, STAPS...) et les LAS (avec 7 majeures différentes). Imaginez le stress pour un lycéen de 17 ans qui doit choisir la "bonne" combinaison... L'objectif de 2027 est donc simple : arrêter ce "labyrinthe" et remettre de l'ordre.

La "voie unique" : Que contient le projet de réforme 2027 ?

Infographie comparant l'ancien système PASS/LAS, un labyrinthe, à la nouvelle réforme 2027, une voie unique vers les études de santé

Le grand mot est lâché : la "voie unique". Mais qu'est-ce que c'est, au juste ? Une Proposition de Loi (PPL), déjà adoptée en première lecture au Sénat en octobre 2025, donne le ton. Elle veut remplacer le duo PASS/LAS par "une formation universitaire de licence qui comporte [...] une majorité d'enseignements relevant du domaine de la santé".

Traduction : on revient à une sorte de L1 Santé, claire et dédiée, gérée par les facs de santé. Fini, l'étudiant en Droit avec une "mineure santé" qui tente sa chance. On recentre le débat sur les sciences.

Mais attention, cette loi cache un autre changement majeur, beaucoup plus critiqué : la "territorialisation". L'objectif est d'affecter "deux tiers des étudiants" qui entrent en internat (le 3ème cycle) dans la région où ils ont fait leurs études. L'ANEMF, le syndicat national qui représente les étudiants en médecine de Besançon (via l'association locale, la BOUDU), est montée au créneau. Elle dénonce une "coercition déguisée" !

L'impact concret à Besançon : Ce qui va changer à l'université de Franche-Comté

Carte de France montrant la territorialisation des études de santé, avec la région Bourgogne-Franche-Comté et Besançon mises en avant

D'accord, mais à Besançon, ça va se passer comment ?

Le "Avant" (situation 2026) :

Aujourd'hui, l'UFC fixe un "numerus apertus" (le nombre de places en 2e année) en lien avec l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'année 2026-2027, par exemple, ce nombre total est fixé à 382 places pour les filières médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie (MMOP). Pour y arriver, les étudiants doivent affronter une sélection féroce basée sur leurs notes et des oraux qui pèsent très lourd dans la note.

Le "Après" (attendu en 2027) :

Avec la "voie unique", l'UFC va devoir faire le ménage. Adieu les 15+ parcours PASS/LAS compliqués. On se dirige vers une L1 Santé unique et centralisée.

Ce qui ne changera pas (et c'est le point à ne pas oublier !) :

La sélectivité. Ne rêvons pas, la réforme simplifie la porte d'entrée, elle ne l'agrandit pas. Le goulot d'étranglement restera le même. Il y aura toujours un nombre de places limité (autour de 382) pour des milliers de candidats. La L1 Santé 2027 sera tout aussi difficile que le PASS d'aujourd'hui.

L'autorité locale (E-E-A-T) :

À Besançon, ce changement sera piloté par l'UFR Santé et son Doyen, le Professeur Thierry Moulin. Ce sont eux qui appliqueront les directives nationales sur le terrain.

Guide Pratique pour les lycéens et familles de Franche-Comté

C'est bien beau tout ça, mais concrètement, on fait quoi si on est en Seconde ou en Première ? Pas de panique, voici le guide de survie.

Un lycéen préparant son entrée en études de santé avec les spécialités recommandées : SVT, Physique-Chimie et Maths.

La question n°1 : Quelles spécialités choisir au lycée ?

Ici, le message est clair et la réforme ne fait que le renforcer. Pour réussir, il faut un socle scientifique en béton. Les "attendus" officiels de l'UFC sur Parcoursup sont formels : il est conseillé de choisir "au moins deux des trois options ou spécialités suivantes : Maths, Physique-Chimie ou Sciences de la Vie et de la Terre". Les prépas privées locales (comme Bersot ou BIOMEDAL) confirment ce triptyque. Avec la fin des LAS "non-scientifiques", ce trio devient quasiment indispensable.

La question n°2 : Faut-il s'inscrire en "Terminale Santé" ?

Vous les avez vues, ces publicités pour des stages de "Terminale Santé" qui promettent de "prendre une avance considérable". C'est le business de l'anticipation. Mais est-ce indispensable ?

  • L'avis des prépas privées (payantes) : Elles vous diront que c'est le moyen pour se préparer à la sélectivité.
  • L'avis du public (gratuit) : Il existe une structure officielle, soutenue par la faculté : le Tutorat Santé Besançon (TOPLA). Ce sont des étudiants des années supérieures qui vous aident, et c'est entièrement gratuit. Leur message ? Ils luttent activement contre l'idée que les prépas privées sont "indispensables".

Notre conseil d'expert : Avant de dépenser des fortunes, contactez le Tutorat (TOPLA). Ils sont validés par les professeurs de la fac et leur aide est précieuse pour se préparer, tant sur le plan pédagogique que moral.

Le conseil aux parents : Ce qu'il faut retenir :

  • Le positif : Fini le casse-tête. La "voie unique" sera plus lisible pour vous et votre enfant.
  • Le point de vigilance : La sélectivité reste la même.
  • Le nouveau facteur : La "territorialisation". C'est le vrai changement. Choisir Besançon en L1 en 2027, c'est s'engager plus fortement à y rester pour son internat, possiblement pour 10 ans. C'est un vrai projet de vie à discuter en famille.

En bref : Réforme 2027 à Besançon, ce qu'il faut retenir

Pour faire simple, cette réforme de 2027 est un grand coup de balai. Pour les étudiants de Besançon, voici les 4 points à mémoriser :

  1. Simplification : On dit adieu au chaos des 15+ parcours PASS/LAS.
  2. Harmonisation : On accueille une L1 Santé unique, plus claire.
  3. Contrainte : On intègre la nouvelle règle de "territorialisation", qui vous ancre en Bourgogne-Franche-Comté.
  4. Constante : La sélection (le numerus apertus local, ex: 382 places) reste le vrai défi.

Questions fréquentes (FAQ)

Q : La réforme 2027 va-t-elle supprimer la sélection en médecine ?

R : Absolument pas. Elle simplifie la voie d'accès (la L1), mais la sélection (le nombre de places en 2e année, comme les 382 places MMOP à Besançon) est totalement maintenue.

Q : Quelles spécialités de lycée sont obligatoires pour la nouvelle L1 Santé à Besançon ?

R : Rien n'est "obligatoire", mais l'UFC recommande très fortement le trio SVT, Physique-Chimie et Maths. Avec la fin des parcours non-scientifiques, c'est la voie royale.

Q : Le Tutorat Santé de Besançon (TOPLA) sera-t-il maintenu ?

R : Oui, et il aura plus que jamais sa place. Le TOPLA est un pilier de l'accompagnement (et il est gratuit !). Il s'adaptera simplement au nouveau programme de la L1 Santé.

Q : Qu'est-ce que la "territorialisation" ?

R : C'est une mesure qui vise à ce que deux tiers des étudiants fassent leur internat (3e cycle) dans la région où ils ont fait leurs études (ici, la Bourgogne-Franche-Comté). L'objectif est de lutter contre les déserts médicaux.